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Comment évaluer la douleur chez l’enfant ?

L’évaluation de la douleur chez l’enfant est particulièrement délicate en particulier pour les très jeunes enfants en incapacité d’exprimer par les mots. Autrefois, on considérait que le nouveau né ne ressentait aucune douleur parce que son système nerveux n’avait pas encore atteint la maturité nécessaire. Mais depuis, les recherches ont annihilé cette théorie en prouvant que la douleur était ressentie à partir de la 24e semaine de la vie utérine.

La prise en compte de la douleur de l’enfant est alors une priorité afin de pouvoir proposer un diagnostic et atténuer les douleurs par le choix d’un traitement adéquat. A partir de 3 ou 4 ans, l’enfant est capable d’exprimer sa douleur à travers des mots mais il est important de pouvoir lui offrir la possibilité de s’appuyer sur des outils visuels.

Quels sont les outils d’évaluation de la douleur chez les enfants ?

L’auto-évaluation pour les enfants capables de s’exprimer

Ø  Un questionnement simple

Utilisez des questions simples et courtes.

 

Il suffit de demander « Est-ce que tu as mal ? ». La réponse n’est pas toujours fiable car l’enfant aura parfois peur d’exprimer sa douleur. Le regard de la société nous pousse souvent à réprimer la douleur pour ne pas montrer sa faiblesse. Même si l’enfant répond par la négative, il faut continuer le questionnement.

 

« Fais-moi voir où tu as mal »

La localisation par le geste est plus facile pour l’enfant. Il faut toutefois vérifier qu’il ne joue pas en lui indiquant une zone que vous savez indemne. Il doit répondre par la négative.

 

Ø  Les 4 jetons

A partir de 3 ans, le soignant pourra utiliser une évaluation basée sur 4 jetons de même couleur. Il faut expliquer à l’enfant qu’1 jeton représente une faible douleur et 4 jetons une douleur très vive. Il doit choisir le nombre de jetons en fonction de sa propre douleur.

 

Ø  Le schéma

L’enfant pourra localiser sa douleur sur un bonhomme schématisé et indiquera les zones de douleur. Le soignant peut ensuite lui proposer de colorier les zones de douleur avec 4 crayons différents qui représentent les niveaux d’intensité.

 

Ø  Les 6 visages

On propose 6 visages exprimant des sentiments différents. Le premier n’exprime aucune douleur et le dernier indique une douleur extrême. L’enfant doit se situer en désignant l’un des 6 visages.

 

Ø  L’Echelle Visuelle Analogique (EVA)

L’EVA est différente de celle proposée aux adultes. Elle se présente aussi sous la forme d’une réglette graduée la plupart du temps de 0 à 100. En revanche, elle se distingue par sa présentation verticale. L’enfant utilise le curseur ou pointe avec son doigt l’endroit qui représente l’intensité de sa douleur. 

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Ø  L’Echelle Verbale Simple

Il s’agit de décrire sa douleur en choisissant entre 5 termes :

-          Pas mal du tout

-          Un peu mal

-          Moyen

-          Beaucoup

-          Très mal

 

Ø  Les questionnaires de vocabulaire

Pour les enfants à partir de 12 ans, il est possible de proposer un questionnaire de vocabulaire. L’enfant choisira les termes et synonymes qui représentent le mieux sa douleur.

 

Prendre en compte les indicateurs physiologiques et comportementaux

 

Lorsque l’enfant ne peut pas s’exprimer avec des mots ou qu’il n’y arrive pas, il est indispensable de se baser sur les indicateurs physiologies et comportementaux qui apparaissent avec la douleur.

 

L’évaluation de la douleur doit se faire de manière quantitative, qualitative mais il faut aussi intégrer la dimension émotionnelle. La douleur peut être intensifiée par la peur et l’expression de l’enfant peut aussi être liée à la présence des adultes dont il voudra attirer l’attention.

 

Ø  Changements de comportement

L’expression de la douleur va se diviser en deux phases différentes. La première est liée à une réaction immédiate à la douleur. Elle passe souvent par des cris et des pleurs intenses, une hypertonie ou une grande agitation qui attirent l’attention des adultes. Puis les émotions se calment et l’enfant entre dans la deuxième phase. Il commence à s’adapter à la douleur et met en place des techniques d’évitement de la douleur. Il se calme et prend des positions antalgiques.

Les comportements de l’enfant ne sont pas toujours représentatifs de sa douleur. La peur et la colère peuvent amplifier ses réactions.

 

Ø  Les signes physiques de la douleur

 

L’enfant va s’adapter à la douleur et mettre en place des comportements de protection à l’examen ou en position de repos. Il va raidir son corps afin d’éviter qu’on amplifie la douleur. Et quand la douleur dure, il va se diriger vers une atonie psychomotrice. L’enfant économise son énergie et ses mouvements deviennent plus lents. Il exprime peu d’émotions et son expression peut paraître figée. Il répond très laconiquement à nos interpellations. Il se protège de la douleur instinctivement.

 

Vincent Schollhammer

 

 

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