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L’autisme et les défauts d’ajustements posturaux

L’autisme est un trouble précoce du développement qui a pour particularité d’entraver les capacités de l’individu à se sociabiliser. La coordination entre la posture et le mouvement est fondamentale pour que l’enfant puisse se développer correctement et réussisse à évoluer dans notre société.

La détection de l’autisme chez l’enfant

L’autisme peut se détecter chez le nourrisson qui montrera une hypotonie très prononcée et qui fera preuve d’une régulation tonique véritablement irrégulière. Il ne montre aucune anticipation lorsqu’on veut le prendre dans les bras et ne met en place aucun ajustement postural de son corps par rapport au corps qui le porte. Malgré tout, l’autisme se décline dans une multiplicité de formes et l’on doit rester très prudent lors du diagnostic.

Entre 0 et 2 mois, l’enfant ne fonctionne que par somesthésie et qu’à travers des sensations provoquées par la stimulation nerveuse de son corps. A partir de 4 mois jusqu’à 6 ans, il met en place un fonctionnement multi-sensoriel à partir d’informations variées proprioceptives mais aussi visuelles. Et dès 7 ans, la perception du mouvement s’affine et s’axe sur une orientation par rapport à la verticalité du corps. Or les enfants autistes se trouvent face à un dysfonctionnement de ce contrôle postural qui fait appel au tonus, à l’équilibre et à l’adéquation de la posture choisie.

Les défauts d’ajustements posturaux et la sociabilisation

Le trouble précoce du développement implique une incapacité à sociabilisation. L’enfant autiste ne sait pas choisir la posture la plus adéquate pour maintenir son équilibre et réussir à réaliser une action motrice efficace. Cette fonction est pourtant la clé pour la découverte de son environnement proche et l’autonomie de l’enfant. L’évolution de l’enfant est bloquée et induit des déficits dans les fonctions primordiales à la sociabilisation tels que le développement des sens, l’apprentissage du langage ou encore l’acquisition de nouvelles connaissances.

L’enfant autiste éprouve des difficultés voire est incapable de créer un attachement social ou d’imaginer des interactions avec son environnement familial. Il n’éprouve pas le besoin de jouer et n’en tire aucun plaisir. Les jeux de l’enfant sont restreints et peu créatifs.

 Il évolue entre des périodes d’éveil intellectuel et de sommeil. Les troubles du tonus sont véritablement handicapants pour l’enfant et peuvent induire un état apathique et une tristesse des traits. En revanche, certains enfants peuvent aussi faire preuve d’agitation et d’une grande instabilité qui pourra faire l’objet d’un traitement afin d’atténuer les états qui pourraient le mettre en danger.

Le diagnostic précoce et la prise en charge très jeune de l’autisme par une équipe multidisciplinaire permet de faire évoluer l’enfant vers une amélioration de son ajustement postural afin de mieux l’accompagner dans son quotidien.  

 Vincent Schollhammer 

 

 

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